Consentement et agression sexuelle

CONSENTEMENT VS AGRESSION SEXUELLE ?

On appelle agression par soumission chimique le fait d’administrer à une personne une substance psychoactive dans le but d’altérer son comportement pour faciliter un acte de nature sexuelle.

Le consentement d’une personne n’est pas considéré comme valide si celle-ci est intoxiquée et ce, qu’elle ait consommé volontairement ou non une substance psychoactive. Le consentement doit être libre (sans pression ni contrainte), clair (sans ambiguïté) et éclairé (la personne doit être apte à consentir). Cela implique que le consentement n’est pas valide en état d’intoxication ou d’inconscience.
L’alcool demeure la principale substance psychoactive en jeu dans les cas d’agressions sexuelles.

Une agression sexuelle peut entraîner une détresse importante chez la victime.
Dans la plupart des cas d’agression sexuelle, la substance a été consommée volontairement par la victime plutôt qu’à son insu.


COMPRENONS-NOUS LA MÊME CHOSE ?

Une agression sexuelle, c’est tout geste à caractère sexuel, avec ou sans contact, qui est fait sans le consentement de l’autre, par chantage ou manipulation.

Le consentement est spécifique : consentir à certains actes sexuels (comme embrasser) ne veut pas dire qu’on consent à tous les autres actes (comme le coït). Consommer, accepter de consommer ou danser au son de la musique ne peut être interprété comme un consentement à aller plus loin.

Dans un contexte de consommation, les perceptions et la compréhension mutuelle peuvent facilement porter à confusion : n’hésitez jamais à poser des questions à votre partenaire !


SI TU PENSES ÊTRE VICTIME :

Soyez attentifs, parlez-en ouvertement, prenez soin de vous collectivement et dénoncez les commentaires et comportements qui alimentent la culture du viol. Intervenez si vous voyez du harcèlement ou des agressions. N’hésitez pas à solliciter les responsables de la sécurité si vous êtes témoins de situations.

Sortez entre amiEs, entraidez-vous et surveillez vos consommations. Informez au moins une personne de votre consommation. Garde ton verre à la vue, achète toi-même ton eau et tes boissons. Refuse toute consommation suspecte, déjà ouverte ou dont tu ignores la provenance ou le contenu.

Sois à l’affût des effets d’une consommation suspecte (sur toi ou pour unE amiE) : fatigue soudaine, effet démesuré par rapport à ce qui a été consommé, désinhibition, démarche et coordination des mouvements difficiles, étourdissements, paupières lourdes, difficultés d’élocution, etc.

Confie-toi à tes amiEs si tu te sens bizarre ou inquiètE, fie-toi à tes intuitions.


SUITE À UNE AGRESSION :

Si tu crois avoir été victime ou si tu es victime d’agressions sexuelles, s'il te plaît contacter le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) au 1-888-933-9007, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.

Pour rassembler les preuves, il faut se rendre dans un hôpital désigné, sans prendre de bain ni de douche, pour y obtenir une trousse médico-légale. Comme certaines substances deviennent indétectables rapidement, il est important de s’y rendre dans les 4 à 24 heures.

L’écoute et le soutien de ses amiEs, de ses proches, d’un organisme ou d'un professionnel de la santé sont vivement conseillés.