Archive pour le mot-clef ‘réduction des méfaits’

L’illusion d’un monde sans drogue [B. Myles]

Lundi 20 juin 2011

Pour souligner les 40 ans de la guerre contre la drogue, nous vous invitons à lire cet excellent article de Brian Myles.

Le Devoir, Brian Myles 18 juin 2011

Hallucinant! La guerre contre la drogue fête ses 40 ans… et vieillit plutôt mal. En dépit d’un retentissant constat d’échec, les politiques prohibitionnistes ont encore la cote. Mais pour combien de temps?

Dans un discours enflammé datant de juin 1998, le directeur de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Pino Arlacchi, recommandait aux pays membres de se mobiliser pour bâtir «un monde sans drogue» avant l’échéance de 2008! Un autre de ces rendez-vous manqués dont cette guerre utopique a le secret. Depuis que le président américain Richard Nixon a officiellement hissé la drogue au rang «d’ennemi public numéro un», le 17 juin 1971, les substances vertes, blanches, brunes et multicolores se sont répandues comme une traînée de poudre sur la planète, en empruntant les innombrables routes ouvertes et incessamment remodelées par une mondialisation effrénée.

Sur ce champ de bataille idéologique, les avancées — bien mitigées — se mesurent en réduction de la production, contraction des marchés de la revente, arrestations et en répression. Les «toxicomanes», victimes indirectes de la guerre, sont souvent rabaissés au statut de criminel.

(…)

Au Canada, les infractions relatives aux drogues ont atteint un sommet des trente dernières années en 2007, avec quelque 100 000 infractions à travers le pays. La marijuana accapare toujours autant l’attention de la police et de l’appareil judiciaire. Près d’une affaire de drogue sur deux (47 %) touche la possession simple de marijuana. Le cannabis compte pour les deux tiers de toutes les affaires, toutes drogues et toutes infractions confondues (possession, trafic, production, importation et exportation). Au nord du 60e parallèle, les efforts de guerre ont beau être menés pour assurer la sécurité des collectivités contre le crime organisé et les trafiquants qui brisent des vies et des familles, ils finissent par atteindre, la plupart du temps, les simples «poteux».

À ce sujet, Jean-Sébastien Fallu, professeur en psychoéducation à l’Université de Montréal, reprend le flambeau de sa défunte collègue Marie-Andrée Bertrand, l’une des plus flamboyantes antiprohibitionnistes. «Le droit pénal n’est pas le bon outil pour gérer la question des drogues, ne serait-ce que parce que la très grande majorité des consommateurs ne posent aucun problème», explique-t-il.

«La consommation de drogue, c’est le bouc émissaire par excellence des maux associés à notre société, enchaîne le professeur spécialiste en toxicomanie. Les gens disent toujours: « Ah! la maudite drogue! » On a tendance à escamoter les facteurs sociaux qui engendrent la consommation.»

(…)

Lisez ici l’article en entier: http://www.ledevoir.com/societe/justice/325814/l-illusion-d-un-monde-sans-drogue#partager

Lire aussi le percutant « Call Off the Global Drug War » rédigé par Jimmy Carter : http://www.nytimes.com/2011/06/17/opinion/17carter.html?_r=2&amp

La consommation de cannabis serait décriminalisée de facto (Le journal Forum de l’UDM))

Vendredi 10 juin 2011

Lundi, le 6 Juin – Journal FORUM de l’UDM

«Il faut assouplir nos politiques, va jusqu’à dire Serge Brochu. Ça n’a aucun bon sens de conserver une loi qui, suivant nos résultats, n’est pas respectée par les citoyens et n’est pas appliquée par les policiers. À mon avis, ils ont tous raison d’agir ainsi.»

«Il est possible de consommer du cannabis de façon régulière pendant plusieurs années tout en étant bien intégré socialement et sans être inquiété par les forces de l’ordre», affirme de but en blanc Serge Brochu.

Le vice-recteur adjoint aux relations internationales et chercheur associé au Centre international de criminologie comparée de l’Université de Montréal a participé à une étude qui se penche sur les connaissances et les opinions des consommateurs de cannabis à propos de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances.

La recherche a été menée auprès de 166 consommateurs de cannabis résidant à Halifax, Montréal, Toronto et Vancouver. «Généralement, nous étudions deux profils typiques de consommateurs: les adolescents et les marginaux, explique M. Brochu. Nous voulions ici entrer en contact avec les autres, c’est-à-dire ceux qui sont bien intégrés à la société et qui consomment du cannabis comme d’autres boivent un verre de vin après le travail.»

En effet, tous les sujets de l’étude ont un emploi stable ou étudient à temps plein. Ils demeurent au même endroit depuis au moins les six derniers mois. La moitié a fait des études universitaires.

(…)

La consommation de cannabis est interdite au pays depuis 1923. Pourtant, en 2007, trois millions de personnes déclaraient en faire usage, selon Santé Canada. Cette habitude est désormais banalisée dans les médias de masse. Même les policiers ferment les yeux, car «ils ont mieux à faire», ainsi que le soulignait un participant. Et depuis 2001, la marijuana peut être employée à des fins médicales.

Pour lire l’article en entier: http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/sciences-sociales-psychologie/20110606-la-consommation-de-cannabis-serait-decriminalisee-de-facto.html

Centre d’injection supervisé: pas dans St-Roch, dit la Ville de Québec [Le Soleil]

Mercredi 18 mai 2011

Le 17 mai 2011

Marc Allard
Le Soleil

‘Contrairement à l’organisme Points de Repères, qui souhaite que le centre d’injection supervisé soit établi près des usagers, la Ville de Québec privilégie un endroit près d’un centre hospitalier.’

(Québec) La Ville de Québec ne veut pas d’un centre d’injection supervisé par Point de Repères au coeur du quartier Saint-Roch.

Lundi soir, au conseil municipal, la conseillère du district des Faubourgs, Chantal Gilbert, a affirmé que si le ministre de la Santé, Yves Bolduc, donnait le feu vert à l’implantation de piqueries supervisées au Québec, l’administration Labeaume privilégierait que le centre soit situé près d’un «milieu hospitalier ou près d’un centre de santé».

Pour lire l’article en entier: http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201105/16/01-4400107-centre-dinjection-supervise-pas-dans-st-roch-dit-la-ville-de-quebec.php

Les boissons énergisantes et le sport [AQMS]

Lundi 16 mai 2011

L’Association québécoise des médecins du sport se positionne comme experte dans le domaine de la santé des sportifs de tout niveau. Elle a produit un énoncé de position sur les effets des boissons énergisantes combinées au sport. Voici les recommandations de l’AQMS:

L’AQMS NE RECOMMANDE PAS LA PRISE DE BOISSON ÉNERGISANTE LORS DE LA PRATIQUE D’ACTIVITÉS
SPORTIVES.


• COMME SANTE CANADA, l’AQMS RECOMMANDE L’INSCRIPTION DE LA QUANTITÉ TOTALE DE CAFÉINE
SUR CHAQUE CONTENANT DE BOISSON ÉNERGISANTE.


• L’AQMS RECOMMANDE UN MEILLEUR CONTRÔLE DE L’UTILISATION DES BOISSONS ÉNERGISANTES PAR
LES PARENTS ET AUTRES RESPONSABLES DES JEUNES.


• L’AQMS RECOMMANDE D’INTERDIRE LA VENTE DE BOISSON ÉNERGISANTE CHEZ LES 14 ANS ET MOINS.


• L’AQMS DÉNONCE L’UTILISATION DES BOISSONS ÉNERGISANTES JUMELÉES A L’ALCOOL DONNANT UNE
FAUSSE SENSATION DE SÉCURITÉ, ENTRE AUTRES POUR LA CONDUITE AUTOMOBILE.


• L’AQMS RECOMMANDE AUX MÉDECINS DE RAPPORTER LES CAS D’EFFETS SECONDAIRES GRAVES
POUVANT ÊTRE RELIES AUX BOISSONS ÉNERGISANTES.

L’énoncé complet et le vidéo produit par l’AQMS sont disponibles ici : http://www.aqms.org/position-aqms.html

La mortalité par surdose réduite grâce au site d’injection supervisée de Vancouver que veut fermer Harper [Psychomédia]

Mardi 19 avril 2011

Psychomédia, le 19 avril 2011

Le site d’injection supervisée (SIS) InSite à Vancouver (Canada) a permis de diminuer du tiers (35 %) la mortalité par surdose dans le quartier environnant, rapporte une étude publiée dans The Lancet. Le Dr. Thomas Kerr et ses collègues, majoritairement affiliés au British Columbia Centre for Excellence in HIV/AIDS, ont comparé le taux de mortalité par surdose avant et après l’ouverture d’InSite. Dans un rayon d’un demi kilomètre, il a chuté de 35 % avec l’arrivée du SIS comparativement à 9,3 % dans le reste de la ville.

Dans les années 1990, le Downtown Eastside avait le plus haut taux de mortalité associée aux surdoses et au sida, au Canada, rapporte Radio-Canada. En 1997, le taux de nouvelles infections au VIH à Vancouver dépassait celui de toutes les autres villes du monde occidental. En 2008, près de 200 toxicomanes sont morts d’une surdose à Vancouver.

(…)

Dans un article accompagnant l’étude, le chercheur américain Chris Breyer de l’Université Johns Hopkins (Baltimore) appuie : si «la bataille politique à propos de ce site a été intense, et elle n’est pas terminée», il est grand temps que les «preuves scientifiques prévalent» et que «l’action commence», rapporte Le Devoir.

Au Québec, les ouvertures d’un site à Montréal et d’un autre à Québec sont prévues pour cet été avec ou sans l’appui du ministre de la Santé, ce dernier attendant le jugement de la Cour suprême avant de trancher. La Direction de la santé publique et l’Institut national de santé publique du Québec ont donné leur appui à ces projets menés respectivement par Cactus Montréal et Point de repères.

Pour lire l’article en entier: http://www.psychomedia.qc.ca/toxicomanies/2011-04-19/le-site-d-injection-supervisee-insite-de-vancouver-diminue-la-mortalite